Un succès sans forcer
Un succès sans forcer
Samedi 27 Février 2010 | ProA

Sans réellement forcer son talent ce soir, le SLUC Nancy a disposé d’une vaillante équipe rouennaise bien trop handicapée par la contre performance d’un Shawnta Rogers extrêmement bien muselé, et d’une raquette trop juste sans Deji Akindele, encore à court physiquement.

L’entre-deux est remporté par le SLUC Nancy et Marcus Slaughter, lancé dans le cinq de départ, mais le premier panier sera inscrit par l’équipe de Rouen via Michel Nascimento (2-0, 1e). Toutefois, l’intérieur américain de Nancy répondra illico presto sur un joli « dunk ». Une action d’éclat qui est immédiatement suivie d’un deuxième panier côté visiteur, cette fois-ci marqué par le capitaine Ricardo Greer (2-4, 2e). Les deux formations, déjà bien en jambes, ne se font donc pas prier bien longtemps pour dompter leurs cercles respectifs. Et si le petit Shauwnta Rogers, de part sa présence… au rebond, et à la passe, permet à ses coéquipiers d’égaliser puis de dépasser l’équipe visiteuse (7-4, 3e), les belles répliques signées Steed Tchicamboud, adroit à mi-distance et depuis la ligne des lancers francs, met tout le monde d’accord (7-7, 3e).


Mais déjà bien plus adroits que les hommes de Jean-Luc Monschau, notamment au delà de l’arc de cercle (2/4 à trois points contre 0/4 côté Nancy), les protégés de Michel Veyronnet virent légèrement en tête après cinq minutes de jeu (12-9, 5e). Néanmoins, c’est de façon somme toute efficace que les champions de France 2008 parviennent à se refaire une santé. Une première fois sous la houlette du virevoltant Marcus Slaughter (6 points, 5 rebonds et 3 fautes provoquées). Puis une deuxième sous l’impulsion de Steed Tchicamboud, encore, enfin en réussite de loin avant que Marcus Slaughter ne fasse à nouveau le métier sur la ligne de réparation (14-16, 6e). Les deux hommes forts côté Nancy sont tout trouvés ; ils viennent tout simplement de faire chavirer la tendance, et ce en l’espace de quelques secondes bien négociées. 

Et ce n’est pas terminé, puisque c’est ensuite Stephen Brun qui, pourtant extrêmement maladroit jusque là (0/5 aux tirs), prend par deux fois le dessus sur son vis-à-vis, juste après que Williams Soliman ait envoyé une triple brindille (17-20, 8e). Deux paniers extérieurs qui, dans un soucis d’équilibre offensif et consécutivement à de très belles défenses, permet à Marcus Slaughter et Ricardo Greer d’enchaîner deux paniers intérieurs consécutifs (17-24, 10e). Tout cela, juste avant que William Soliman ne réduise finalement l’écart in extremis, sans que personne ne puisse lui rendre la pareille à l’opposé, faute de temps (20-24, 10e).

Un panier à la dernière seconde qui, associée à la mini pause entre le premier et le second quart temps, n’a pas l’air d’avoir entamé le moral des Lorrains, loin de là. Sur une tentative lointaine loupée par Eric Chatfield, Marcus Slaughter gobe le rebond défensif, puis lance le jeu de transition. Plus particulièrement John Cox, lui en réussite dans ce registre (20-27, 11e). Une avance de plus en plus confortable qui, malheureusement pour les supporters rouennais, ne va cesser de grimper. En effet, en deux coups de cuillère à pot, Steed Tchicamboud provoque la première faute de Shauwnta Rogers, l’homme orchestre de cette équipe de Rouen. Enfile deux lancers francs sans problème aucun. Puis arrose à trois points quelques instants après avoir récupéré un rebond, suite à une bonne séquence défensive (20-32, 13e).


Trois minutes qui, en toute logique, obligent le banc du SPOR à stopper le jeu : le SLUC Nancy vient de passer un efficace 0-8 ! Un premier temps mort bénéfique puisque Eric Chatfield marque enfin un panier pour les siens dans ce quart temps. Mais pas pour bien longtemps… Entré en jeu en lieu et place de Jeff Greer, muet après neuf minutes de jeu (0/3 aux tirs), John Cox lui, enfile encore les perles (8 points à 100% de réussite) malgré ses deux fautes personnelles (22-37, 15e). Et si un début de révolte est amorcé par Michel Nascimento, meilleur marqueur de sa formation avec neuf unités à son compteur personnel, la fratrie dominicaine du SLUC Nancy -  John Cox ayant finalement rejoint le banc pour ne pas prendre d’autres fautes – assure l’essentiel, juste histoire de conserver l’écart qui sépare les deux camps (27-42, 17e).

Pourtant, sans doute par légère suffisance, les Couguars perdent quelques possessions précieuses (4 pertes de balles dans ce quart temps), laissant ainsi Darnell Williams, Edwin Jackson et Pierric Poupet entamer une bien belle série offensive (33-42, 18e). Un fait de jeu qui ne plait guère à coach « JLM », qui prend à son tour un temps mort. Seulement voilà, cette séquence (6-0) a eu le malheur (pour les Nancéiens) de complètement relancer l’équipe locale, une fois encore à son avantage après l’arrêt de jeu du technicien du SLUC. De plus que les dernières tentatives de Stephen Brun et Jeff Greer ne donnent rien.

35 à 42 après vingt minutes de jeu durant lesquelles les Couguars auront globalement maîtrisé leurs adversaires, notamment en terme d’agressivité puisque au niveau de l'efficacité, les deux équipes se tiennent dans un mouchoir de poche (14/37 pour Rouen, 15/36 pour Nancy).


Au retour des vestiaires, Marcus Slaughter, Stephen Brun, Ricardo et Jeff Greer, sous la direction de Steed Tchicamboud, font leur réapparition sur le parquet. Et une belle réapparition, puisque c’est Marcus Slaughter qui inscrit les premiers points de cette deuxième mi-temps (35-44, 21e). Mais si Jeff Greer est par la suite tout près de faire fructifier deux bonnes séquences défensives lorraines, les offensives ne donnent rien. Tout l’inverse de celle enclenchée par Michel Nascimento, premier rouennais à dépasser la barre des dix points ce soir (37-44, 22e). Une joie de très courte durée pour les supporters locaux présents à la Salle des Cotonniers, Marcus Slaughter (12 points, 8 rebonds et 1 contre) et Ricardo Greer (10 points, 5 rebonds et 5 passes) étant passés par là (37-48, 23e).

Une série qui n’est pas arrêtée par les joueurs du SPOR, incapables de stopper les ardeurs des visiteurs. Ni même par le rapide temps mort demandé par Michel Veyronnet, bien conscient que sans un Shauwnta Rogers à son niveau (0/5 aux tirs en 21 minutes), son équipe ne peut inquiéter le SLUC Nancy. Un SLUC Nancy qui file, qui file… Panier intérieur de Ricardo Greer, puis lointain de son frère... Deux paniers de suite répliqués par deux lancers francs de Steed Tchicamboud. L’écart grimpe jusqu’à plus tête (37-56, 24e). Alors le SPO Rouen tente, tant bien que mal, de sauver les apparences : douze et treizième point de Michel Nascimento, puis un tir primé réussi par Eric Chatfield. Mais même le deuxième arrêt de chronomètre en l’espace de quelques petites secondes côté Rouen ne change la donne.

La bande à Marcus Slaughter déroule facilement son basketball sur le parquet, multipliant les rebonds (32 à 21), les courses, et donc, les points faciles dans la peinture (42-60, 26e). Quant à eux trop peu constants dans leurs efforts car physiquement émoussés, les Rouennais, emmenés par un Michel Nascimento irréprochable, sont également bien trop esseulés dans la peinture, le nouvel arrivant Deji Akindele n’ayant pas assez de peps dans les jambes – somme toute compréhensible après six mois d’inactivité,  et que quelques entrainements avec ses nouveaux coéquipiers – pour jouer plus de quatre minutes ce soir. Résultat des courses ? Un Akin Akingbala parfaitement au relais de Marcus Slaughter avec trois actions positives d’entrée dans la peinture. Et un écart maintenu à l’approche de la toute fin de ce troisième acte quasi décisif (52-68, 30e).


Avec seize longueurs d’avance, et dix minutes encore à jouer, peu importe les événements passés et la confiance actuelle dans le camp nancéien, ce n’est pas encore assez confortable pour se laisser aller. Et ça, Akin Akingbala, auteur d’un « dunk » autoritaire dès les premières secondes de ce quart temps numéro quatre, il l’a bien compris. Car à l’opposé, Darnell Williams et William Soliman enquillent les paniers faciles, ramenant les leurs à douze petits points des Couguars (58-70, 32e). Et si le capitaine Ricardo Greer ne daigne pas lâcher la barre en ajoutant un panier intérieur, la belle réussite de Pierric Poupet redonne de la voix aux supporters du SPOR (61-72, 33e). Au fil que les secondes passent, la marge de sécurité que le SLUC Nancy s’était bâti durant trente minutes de jeu semble se dilapider de manière inquiétante…

Les lancers francs réussis par John Cox (10 points en 16 minutes) ne pèsent que très peu face au panier lointain tenté et réussi par Edwin Jackson. Et encore moins face à celui transformé par Pierric Poupet (67-74, 34e). Ni une ni deux, Jean-Luc Monschau s’approche de la table de marque, demande un temps mort et rappelle ses joueurs, histoire de remettre en place deux/trois petites choses. Un réajustement qui donne un second souffle à ses hommes, notamment à Stephen Brun, qui plante son premier panier à trois points du match, puis intercepte le cuir devant Michel Nascimento pour aller le déposer tranquillement dans le cercle (67-77, 35e). Un grand « ouf » de soulagement pour les grands fidèles de l’équipe lorraine, un temps dans le doute, c’est peu de le dire.

Un passage à vide donc vite oublié par John Cox et ses coéquipiers, qui eux ne sont pas tomber dans le doute, bien contents de voir leurs défenses suivantes faire à nouveau craquer Shawnta Rogers, toujours dans le dur face à Steed Tchicamboud. Puis Edwin Jackson, qui n’aura pris feu que l’espace d’une offensive (69-82, 37e). Extrêmement bien servi, John Cox continue son chantier (4/6 aux tirs, dont 3/3 à 6,25 mètres) entre quelques petites actions brouillonnes des Rouennais. À un peu plus d’une petite minute de jeu du « buzzer » final, les jeunes Couguars (Gaetan Clerc, Saidou N’Joya et Abdel-Kader Sylla sont entrés en jeu) assurent l’essentiel, et ajoutent quelques lancers francs au passage, peaufinant leur panier average, particulièrement soigné depuis une petite dizaine de matches maintenant (74-93, 40e). À eux la troisième place au classement !


Le meilleur Couguar : même s’il aurait pu être Marcus Slaughter, meilleur joueur à l’évaluation côté Nancy (24 en 25 minutes), le meilleur Couguar ce soir c’est John Cox, qui grâce à sa ligne statistique impeccable (15 points à 4/7 aux tirs dont 3/3 de loin, 4 rebonds, 3 interceptions, 3 passes et aucune perte de balle pour 22 d’évaluation en 23 minutes de jeu), a relevé la tête après un petit passage à vide ces dernières semaines.

Le meilleur rouennais : sans conteste possible, Michel Nascimento, auteur de 19 points pour une réussite de 63,6% aux tirs, 7 fautes provoquées (4/4 aux lancers francs), 7 rebonds, 1 contre, 2 interceptions et 1 passe (2 balles perdues) pour un total de 23 d’évaluation en 21 minutes.

La stat’ : 3, comme l’évaluation globale de Shawnta Rogers ce soir (0/6 aux tirs, 3 fautes, 8 rebonds, 3 balles perdues et 4 passes en 31 minutes), lui qui depuis son arrivée en Normandie, n’avait jamais une seule fois, en sept matches, terminé une rencontre sous la barre des 15 d’évaluation !

La prochaine étape : samedi 6 mars 2010 à 20h00, au Palais des Sports Jean Weille, contre l’autre formation normande de la ligue : le STB Le Havre (11e, 8-12). Là encore, une formation au nouveau visage par rapport au premier match entre les deux équipes, puisque Bernard King (ex ASVEL Lyon-Villeurbanne et Strasbourg IG) et Ansu Sesay, ex coéquipier de Michel Morandais à Napoli (SerieA), ont débarqué aux Docks il y a peu.

Cette rencontre sera parrainée par le Conseil Général de Meurthe & Moselle, à l'occasion de la cinquième édition des journées Égalité, Fraternité, Agissez ! (EFA), du 2 au 12 mars 2010.


J.C

ACTUALITÉS
DERNIÈRES ACTUALITÉS
ARCHIVES

Les stats des championnats Européens
FR-1 Pro A : Résultats | Leaders
FR-2 Pro B : Résultats | Leaders
EU-1 Euroleague : Résultats | Leaders
ES-1 Espagne ACB : Résultats | Leaders
IT-1 Italie A1 : Résultats | Leaders
IT-2 Italie A2 : Résultats | Leaders
RU-1 Russie : Résultats | Leaders
TR-1 Turquie BL : Résultats | Leaders
GR-1 Grèce Heba : Résultats | Leaders
DE-1 Allemagne : Résultats | Leaders