
Rapidement
malmenés (8-2, 4e), les Nancéiens ont de suite su revenir à la
marque pour plusieurs fois creuser un écart (13-19, 8e, 27-35, 18e puis 35-43, 22e). Mais toujours rejoints puis handicapés par les fautes (2 techniques, 1 antisportive et 3 sorties), ils n’ont finalement pu retenir
les ardeurs adverses.
Dans un Colisée somme toute bruyant - auquel, en plus des Chalonnais, on peu allégrement ajouter une centaine de supporters nancéiens – ce sont les locaux qui ouvrent la marque les premiers, profitant des premiers ballons perdus lorrains (2-0, 1e). Toutefois, la réponse nancéienne ne se fait pas attendre. Via Marcus Slaughter, décalé sous le cercle par son capitaine Ricardo Greer, le SLUC Nancy égalise (2-2, 1e). Quelques peu brouillons en attaque (3 balles perdues), les hommes de Jean-Luc Monschau laissent néanmoins leurs vis-à-vis enchaîner les actions de jeu positives, notamment à l’intérieur, grâce à Taj Gray, sevré de ballons par ses coéquipiers (6-2, 3e). Une fois n’est pas coutume, l’entame de match n’est pas à l’avantage de Jeff Greer et consorts, qui butent bien trop souvent sur le fer, permettant ainsi à l’ÉLAN Chalon-sur-Saône de dérouler.
Le temps mort pris par le technicien du SLUC n’empêche d’ailleurs pas Maxime Zianveni d’inscrire ses premiers points sur lancers francs (8-2, 4e). Heureusement, l’agressivité défensive retrouvée redonne de l’air à Ricardo Greer et les siens, qui provoquent la deuxième faute collective des Bourguignons. Et celle-ci est jugée antisportive par le trio arbitral. Ni une ni deux, Marcus Slaughter réalise un perfecto depuis la ligne de réparation, tandis que Jeff Greer, à mi-distance, ajoute deux nouveaux points. En l’espace de quelques secondes, les champions de France 2008 ont complètement repris leur retard (8-8, 5e). Physiquement, les débats sont extrêmement disputés, intenses, et entre l’adresse de Terrell Everett, encore aux lancers francs, et les percussions de Ricardo Greer et Steed Tchicamboud, ce sont bien les Couguars qui s’en sortent le mieux. À mi-temps de ce premier quart, les visiteurs sont, pour la première fois de la soirée, devant au score (10-12, 5e).
Une légère avance qui, grâce à l’excellent Stephen Brun, en réussite sur sa première tentative, s’accroit davantage (10-14, 6e). Mais de retour aux affaires après quelques instants de discrétion, le « petit » pivot Taj Gray ramène son équipe aux talons de leurs opposants du soir (13-14, 6e). Heureusement pour la bande à Gregor Beugnot, qui à l’instar du SLUC Nancy lors des premières minutes de jeu, ne trouve plus beaucoup de solutions face au cercle (3/14 aux tirs). Des conditions difficiles qui se compliquent encore un peu plus lorsque Jeff Greer, à trois points, bien suivi par Steed Tchicamboud, ne redonne une belle avance aux Nancéiens (13-19, 8e). Mais si le shooteur dominicain récidive à longue distance, la mécanique de tir de Philippe Braud (2/2 de loin) empêche l’envolée lorraine (21-22, 10e).
Au coude à coude, les deux équipes ne veulent apparemment rien lâcher. D’u côté, Chalon a besoin de victoires pour assurer son maintien, tandis que dans le camp de Nancy, un quatrième succès de rang assurerait une troisième place pour encore une semaine. Et si le score ne bouge pas lors de la première minute du second quart temps, la deuxième faute de Marcus Slaughter pourrait faire changer la donne. Pourtant, la profondeur de banc nancéienne est fort bien utilisée par coach « JLM », qui en lançant Kaniel Dickens dans la partie, a eu le nez fin (21-24, 12e). Résultat des courses, Maxime Zianveni est à son tour sorti du match (2 fautes), profitant à Steed Tchicamboud, parfait aux lancers francs (21-26, 13e).
Le SLUC Nancy multiplie les changements, gobent de plus en plus de ballons (14 rebonds à 12) et s’ouvrent de bien jolies positions de tirs, mais la défense chalonnaise pose pas mal de soucis à Jeff Greer (2 fautes personnelles) et les siens, qui sont à nouveau rejoints (23-26, 15e). Les deux lancers francs – domaine maîtrisé avec brio par les Couguars ce soir (6/6) – convertis par Kaniel Dickens n’arrangent pas vraiment les choses, puisque Taj Gray (13 points en 17 minutes), étrangement esseulé dans sa raquette - et aussi bien trouvé par Ricky Soliver - puis Stéphane Risacher, ne cesse de trouver le chemin des filets (27-28, 16e). Malgré tout, les visiteurs conservent leur maigre avantage, et en dépit d’une extrême maladresse (10/26 aux tirs) et d’une tenue de balle pas toujours bien assurée (9 balles perdues), réussissent à la fructifier.
En effet, sous l’impulsion de l’ailier fort américain Kaniel
Dickens, déjà à hauteur de onze points et de trois fautes provoquées, le matelas
de sécurité s’est considérablement et incroyablement métamorphosé (27-35, 18e).
Logiquement, Gregor Beugnot arrête le jeu, histoire de recadrer ses joueurs,
victimes du champion d’Italie (Lega2) avec Varèse l’été dernier. Un temps mort
qui fait un bien fou aux Chalonnais. Particulièrement Stéphane Risacher, auteur
de deux superbes paniers lointains. En deux coups de cuillère à pot, l’ex
international français médaillé d’argent à Sydney en 2000 vient d'annuler tout le travail réalisé par
les Couguars il y a encore une minute (33-35, 19e). Et ce n’est pas
la réplique de Steed Tchicamboud (9 points à 3/5 aux tirs et 5 passes en 20
minutes) qui va atténuer la réviviscence adverse…
35
à 38 après vingt minutes de jeu durant lesquelles le SLUC Nancy, moins
maladroit que l’ÉLAN Chalon (44,8% aux tirs contre 36,3%), aura souffert. Une
meilleure tenue de balle et un soupçon d’adresse supplémentaire, deux éléments qui
s’avèreront indispensables en deuxième mi-temps.
Au retour des vestiaires, les frères Greer, Kaniel Dickens, Marcus Slaughter et Steed Tchicamboud sont les cinq titulaires côté Nancy. Et comme à la fin de la première mi-temps, c’est le meneur de jeu du SLUC, et ex chalonnais, qui prend le meilleur sur son adversaire direct, derrière l’arc de cercle (35-41, 21e). Une jolie entame qui perdure même l’action de jeu suivante, lorsque le MVP du dernier All Star Game, encore, pique le cuir dans les mains de Philippe Braud, avant d’inscrire deux lancers francs à l’opposé (35-43, 22e). Bien lancés et à nouveau en tête avec huit longueurs d’avance, les Nancéiens encaissent ensuite un panier lointain, mais en ajoutent un à leur tour via Ricardo Greer, jusque là dans le dur (1/7 aux tirs et 4 balles perdues). Malgré tout, la troisième faute sifflées à l’encontre de ce dernier, associée à la maladresse de son jeune frère, donnent de précieuses munitions à Taj Gray. Puis à Blake Schilb, lui aussi discret lors des vingt premières minutes de jeu (46-46, 24e).
Résultat des courses, une ambiance un peu plus surchauffée, des fautes en veux-tu en voilà, et des tirs qui butent sur le cercle. En moins de deux minutes, les Couguars ont dilapidé une avance somme toute confortable. Et si Kaniel Dickens permet à son équipe de continuer son sans faute depuis la ligne de réparation après avoir provoqué la troisième faute de Blake Schilb, l’Américain de l’ÉLAN continu son chantier en attaque. Deux paniers consécutifs (pour un total de 12 points, dont 10 dans ce quart) qui permettent à sa formation de repasser devant pour la première fois depuis le premier acte (50-48, 25e) ! Rien ne va plus pour les hommes de Jean-Luc Monschau et Cédric Heintz, désormais relégués à quatre points suite à un panier intérieur de Taj Gray, tout simplement impeccable « in da paint » ce soir (52-48, 26e). C'était sans compter sur le capitaine du navire nancéien qui, à la réception d'une passe signée Steed Tchicamboud, place ses appuis, arme son tir, marque trois points, le tout en provoquant la faute de Maxime Zianveni, bien piégé sur ce coup (52-52, 26e).
Encore une fois, alors que les événements n’étaient
plus vraiment eu leur faveur, les Couguars sont revenus du diable vauvert.
Néanmoins, le score joue au yoyo. Ricardo Greer ne converti qu’un
seul de ses deux lancers francs (le premier loupé ce soir), tandis que Terrell
Everett, bien imité par Jerome Tillman en contre attaque, ne renverse à
nouveau la tendance (59-53, 28e). Un match fou, fou, fou ! Complètement
euphoriques, les Bourguignons multiplient les courses. Un jeu de transition qui
annule largement le « dunk » de Jeff Greer, désormais en retard de
huit points (63-55, 29e). Le temps mort pris par le staff nancéien
permettra ensuite à Akin Akingbala d’inscrire son premier panier de la partie,
mais pas d’empêcher Stéphane Risacher de répondre rapidement. Une fin de match bien
compliquée pour les Lorrains (65-57, 30e).
Dix minutes de jeu, c’est le temps qu’il reste au SLUC Nancy pour se refaire une santé. Dix minutes, un laps de temps largement suffisant pour revenir, voire dépasser Chalon. À condition, bien sûr, de ne pas laisser filer les occasions de recoller. Mais comme les Nancéiens perdent leur premier ballon, cela semble bien mal parti. Et si en défense, le boulot est assuré, le trio arbitral ne siffle pas contre les joueurs de l’ÉLAN, qui ont pourtant traversé la ligne médiane en... neuf secondes (huit est la limité accordée). Frustré, Ricardo Greer commet sa quatrième faute sur Stéphane Risacher, qui en plus, tentait sa chance de très loin (68-57, 31e). En attaque, le SLUC bénéficie des nombreuses secondes chances, mais l’insolente réussite de Terrell Everett (12 points, 4 rebonds et 6 passes), associée à la maladresse de Stephen Brun et consorts, créée l’écart le plus important de la partie (71-59, 33e). Heureusement, et les supporters du SLUC peuvent le constater, les visiteurs ne lâchent pas l’affaire, loin de là.

Stephen Brun réussi enfin à dompter les filets, et si Marcus Slaughter est lui pénalisé pour la quatrième fois, son rebond offensif donne l’occasion à Ricardo Greer de marquer deux unités supplémentaires (71-64, 34e). Revenus sous la barre fatidique des dix points, les Lorrains prennent logiquement quelques paris risqués en défense, en opérant un pressing très haut. Une stratégie qui peut étouffer un adversaire, mais qui peut aussi laisser des espaces à l’extrême opposé du parquet. Ainsi, Philippe Braud et Taj Gray marquent deux paniers de rang (76-64, 35e). À cinq minutes de la fin du match, tout est jouable, mais cela semble vraiment compliqué pour Nancy et Ricardo Greer, sorti du match sur une faute technique, soit la cinquième pour lui ce soir (81-68, 36e).
Puis au tour de Steed
Tchicamboud, meilleur passeur du match avec dix caviars, de rejoindre son
capitaine et Marcus Slaughter sur le banc, sur une faute antisportive cette
fois-ci… Chalon-sur-Saône peut alors multiplier les lancers francs (11/16 en
deuxième mi-temps, série en cours), tandis que Saidou N’Joya et Kaniel Dickens
sauvent les apparences (86-74, 38e). La messe est dite. Sous les
applaudissements de leurs supporters, venus en nombre ce soir, les joueurs de
Gregor Beugnot déroulent tranquillement leurs systèmes jusqu’au
« buzzer » final. Pour la deuxième fois seulement de la saison (cf.
le déplacement à Hyères-Toulon), le SLUC Nancy repart les valises pleines
(92-74, 40e). Mais reste tout de même dans le Top4.
Le meilleur Couguar : Steed Tchicamboud, meilleur nancéien à l’évaluation
ce soir (20 en 36 minutes de jeu), grâce à ses 14 points (4/9 aux tirs), 6
fautes provoquées (4/4 aux lancers francs), 3 rebonds, 1 interceptions et 10
passes (3 balles perdues).
Le meilleur chalonnais : Taj Gray, lui aussi meilleur évaluation de sa
formation (29 en 32’) après avoir compilé 27 points à 10/18 aux tirs, 5 fautes
provoquées (7/9 aux lancers francs), 11 rebonds, 1 contre, 1 interception et 1
passe pour 2 pertes de balle.
La stat’ : 62, comme l’évaluation du nouveau trident
chalonnais, Gray/Everett/Zianveni, auteur de 48 points à 44,4% aux tirs dont
2/8 de loin, 7 fautes provoquées (14/17 aux lancers francs), 26 rebonds, 1
contre, 4 interceptions et 12 passes pour 6 balles perdues, soit 56,8% de la
production de l’ÉLAN.
La prochaine étape : vendredi 12 février 2010, à 20h00, au Palais des
Sports Jean Weille pour la réception du Mans Sarthe Basket, solide leader au
classement (1e, 16-2). Une rencontre chic et choc qui, à l’occasion
de la Saint Valentin, sera gratuite pour les amoureuses (+18 ans), qui se
verront également offrir, dans la limite des stocks disponibles, un petit cadeau réalisé par CreaFlock.com (Flocage
Textile).
À noter que pour ce match, le sponsor maillot des Couguars sera la poissonnerie Schaller.
J.C
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