

de match est elle aussi brouillonne, mais
si le SLUC Nancy arrive finalement à inscrire ses premiers points de la soirée
sous le cercle, la vista de A.D. Vassallo, associée à la puissance de Lamont
Hamilton et Rodney Elliot relèguent les hôtes (2-7, 2e). Extrêmement
maladroits, notamment dans la peinture (1/7 aux tirs), Ricardo Greer et les
siens ne peuvent qu’accompagner les contre attaques adverses (3-9, 3e).
Plus agressifs, plus réalistes aussi, les hommes du Paris-Levallois dominent
déjà leur sujet.
sont pas payés. Ils sont même
punis par Jimmal Ball et Porpser Karangwa, encore à leur avantage en
pénétration. Puis LaQuan Prowell, prépondérant face au cercle, et sur le
« buzzer » s’il vous plait (14-23, 10e).À moins neuf après dix minutes de jeu, les champions de France 2008 doivent impérativement se ressaisir et imposer leur cadence. Chose due, chose faite. La première action défensive est positive pour les locaux, et avec détermination, Kaniel Dickens marque son premier panier (16-23, 11e). Toutefois, la réussite parisienne contraste réellement avec la maladresse du SLUC, qui n’ose plus prendre ses tirs à 6,25 mètres. Il faudra une énorme claquette signée Akin Akingbala – qui a même faillit légalement contrer Jean-Baptiste Adolphe l’action suivante - pour que la salle se laisse emporter (20-27, 13e). Sans être bien brillants, les Nancéiens parviennent progressivement à prendre le dessus.
En tout cas, Paris-Levallois, c’est un fait, peine à enchaîner les bonnes actions de jeu (1/4 aux tirs et 3 balles perdues dans ce deuxième quart temps), permettant ainsi à Steed Tchicamboud de rattraper les petites bourdes de Kaniel Dickens, et de réduire considérablement l’écart à la marque (22-27, 14e). Et si Marcus Slaughter loupe ses deux lancers francs, l’abnégation de Ricardo Greer au rebond offensif fait plaisir à ses supporters (24-27, 15e). Alors certes, Jean-Baptiste Adolphe, et par deux fois, réussi à imposer son superbe physique sous son arceau pour marquer, mais Steed Tchicamboud et Ricardo Greer, eux aussi de près, exaspèrent Jean-Marc Dupraz (28-31, 16e).

Un dépit qui s’élève davantage lorsque Steed Tchicamboud (8 points à 50%) ajoute un autre panier quelques secondes plus tard. Dominants dans les airs (19 rebonds, dont 13 offensifs, contre 14), pas toujours récompensés (1/11 de loin), les joueurs du SLUC Nancy se battent sur tous les ballons et mettent énormément de pression sur les Franciliens (32-33, 18e). Seul A.D. Vassallo, assez prodigieux dans sa prise de tir (2/3 au delà de l’arc de cercle), réussi à interrompre la belle séquence lorraine (32-36, 19e). Mais pénalisés par les arbitres (3 fautes contre Marcus Slaughter), et souvent trahi par le fer, les locaux ne peuvent réellement prétendre dépasser leurs vis-à-vis. Des promus bien en place, jamais en panique, et donc, toujours devant au score à la pause…
34
à 38 après vingt minutes de jeu durant lesquelles le SLUC Nancy, en faillite
totale face au cercle (14/45 aux tirs dont 1/13 de loin), n’aura fait
qu’approcher un Paris-Levallois lui en pleine bourre (62,5% de réussite).
Au retour des vestiaires, le cuir est entre les mains de Steed
Tchicamboud, qui peut mettre en place un premier système de jeu. Une offensive
qui voit le tir lointain tenté par Jeff Greer buter sur le cercle. Et si une
défensive plus tard, l’ailier dominicain
s’envole pour littéralement écraser la
balle, A.D. Vassallo, le pistoleros sud américain du Paris-Levallois, ajoute
trois unités à son escarcelle (36-41, 21e). Une joie de courte durée
pour le banc des tout de bleu vêtus, puisque l’excellente prise de relai
effectuée par Ricardo Greer redonne de la voix à Gentilly (40-41, 22e).
Esseulé dans son coin grâce au parfait décalage crée par Prosper Ekangwa,
Rodney Elliot inscrit le deuxième panier primé de cette deuxième mi-temps en
faveur de son équipe, mais, au four et au moulin, le capitaine du navire
lorrain, aussi bien secondé par ses lieutenants, rend le match de plus en plus
palpitant (44-44, 24e).
Défensivement, les Couguars ont encore haussé le ton, ce qui, logiquement, rend les choses bien plus aisées en situations offensives. Ainsi, suite à deux lancers francs réussis par Jeff Greer, les félins passent devant pour la première fois de la soirée. Puis accentuent leur avance via Akin Akingbala, tout en touché (48-44, 25e). Une série (14-6 en 5 minutes) qui oblige donc le technicien du PL à stopper le chronomètre. L’arrêt de jeu permet à LaQuan Prowell d’être parfaitement mis en valeur à trois points, mais ne peut empêcher Ricardo Greer de lui répondre en tête de raquette. Ni Akin Akingbala d'aspirer tous les ballons qui traînent (11 rebonds en 17 minutes), puis d'ajouter trois autres points : le panier, plus un lancer bonus (54-47, 26e). La réussite semble avoir changé de camp… La tentative d’A.D. Vassallo entre puis ressort de l’arceau, tandis que LaQuan Prowell est sanctionné pour la quatrième fois du match.
Résultat des courses,
les supporters (dénombrés à 4089 ce soir) poussent davantage leurs joueurs
favoris, qui en dépit des quelques munitions laissées de côté, cumulée à la
quatrième faute d’Akin Akingbala, n’encaissent pas de panier, et abandonnent
leurs adversaires huit longueurs derrière (55-47, 28e). À une minute
et trente seconde de la fin du troisième quart temps, les fautes sont de plus
en plus nombreuses de chaque côté, et seuls les lancers francs sont de mise.
Jusqu’à
ce que Steed Tchicamboud, toutefois un peu trop présomptueux sur sa tentative
d’ « alley oop » pour Marcus Slaughter, ne plante finalement un
panier à trois points ; le troisième seulement pour Nancy ! Imité par
Jeff Greer, impeccable depuis la pause (7 points à 50%), le meneur français
peut sourire (63-49, 30e).
Il reste dix minutes à jouer… Et la première est déjà dominée par les Nancéiens, qui via Ricardo Greer, puissamment agressif vers le cercle, provoquent la quatrième faute de Rodney Elliot, et ajoutent deux nouveaux points précieux (65-49, 31e). Complètement étouffés par la défense lorraine (8/28 aux tirs en deuxième mi-temps), les hommes de Jean-Marc Dupraz ne sont désormais plus que spectateurs des missiles lancés par Jeff Greer et consorts (71-49, 32e). Jamais avoués vaincus, les Parisiens tentent pourtant de réduire un écart qui a complètement explosé en l’espace de quelques minutes (27-5 en 8'). En vain… Une faute antisportive est sifflée à l’encontre de Rodney Elliot, qui du coup est sorti du match.
Puis une deuxième, cette fois ci contre Prosper Karangwa, qui était resté accroché au bras du virevoltant Steed Tchicamboud (73-52, 33e). Et si Lesly Bengaber, tout juste entré en jeu à la place de Ricardo Greer (23 points, 11 rebonds et 4 passes en 31 minutes), loupe deux lancers francs et un panier tout cuit sous le cercle – permettant d’ailleurs au jeune Andrew Albicy de marquer ses premiers points – la vitesse d’exécution de Steed Tchicamboud, encore, fait le reste (75-57, 34e). Finalement, Lesly Bengaber ouvre son compteur personnel, à trois points, suivi de près par Kaniel Dickens, aux lancers francs (81-61, 36e).

Quatre grosses minutes à jouer, et les carottes semblent désormais bien cuites pour le Paris-Levallois d’A.D Vassallo (13 points à 5/13 aux tirs), qui tente maintenant de sauver les apparences. Mais la pression défensive infligée par les Lorrains ne désemplie pas, et sous la houlette de Saidou N’Joya, tout juste entré en jeu, c’est dorénavant l’équipe entière qui participe à la fête. Le jeune meneur ne tarde d’ailleurs pas à marquer, à son tour, ses toutes premières unités. Deux paniers quasi similaires depuis le « corner » gauche, puis un superbe « dunk » en contre attaque qui concluent ce match sur une bonne note (89-64, 40e). Une onzième victoire en championnat (la troisième de suite) qui rapproche davantage le SLUC Nancy du podium.
Le meilleur parisien : Rodney Elliot, le seul joueur de l’effectif du Paris-Levallois à avoir au moins
atteint la barre des 10 d’évaluation ce soir. Deuxième marqueur (12 points à
4/7 aux tirs) et deuxième rebondeur (6 prises) de son équipe, l’ailier fort américain
s’en est effectivement le mieux sorti en totalisant 14 d’évaluation en 22
minutes de jeu.
La stat’ : 8, comme l’évaluation collective du SLUC Nancy
(6/22 aux tirs dont 1/7 de loin et 4 balles perdues) après dix minutes de jeu
(contre 33). Un faible total qui était bien loin de pouvoir atteindre la
centaine trente minutes plus tard. Et pourtant…
La prochaine étape : samedi 6 février 2010 (20h00), au Colisée de Chalon-sur-Saône pour y affronter les hommes de Gregor Beugnot, lanternes rouges de ProA (16e, 3-13) avant d’affronter le Poitiers Basket 86, demain soir, en déplacement. L’occasion pour les Nancéiens de retrouver Ricky Soliver et Maxime Zianveni, deux ex de la maison.
J.C
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